Pour le président de l'Union des écrivains palestiniens, la présence d'Israël comme "invité d'honneur" au Salon du Livre de Paris, qui se tient du 14 au 19 mars à Paris, revient "à légitimer tous ses agissements fascistes".
Une quarantaine d'écrivains israéliens sont invités par les organisateurs du Salon du livre, à l'occasion du 60e anniversaire de la création de l'Etat hébreu, en mai 1948. Les Palestiniens commémoreront quant à eux la "Nakba" (catastrophe) que fut pour eux l'émergence d'Israël sur trois quarts des territoires de la Palestine historique avant l'occupation du reste, la Cisjordanie et la bande de Gaza, en 1967.
Le ministère français des Affaires étrangères a pour sa part défendu vendredi la présence d'Israël comme "invité d'honneur" du Salon, en relevant que les critiques émanaient de cercles "privés", mais pas à ce jour de gouvernements arabes ou d'organisations comme la Ligue arabe.
le ministère des Affaires étrangères, par l'intermédiaire de sa porte-parole Pascale Andréani, a répondu qu'un boycott du salon par les écrivains arabes serait «extrêmement regrettable», soulignant que les critiques émanent de cercles «privés» et non des gouvernements ou de la Ligue arabe... Ce n'est pas ce que laissait entendre Christophe Ono-dit-Biot dans «le Point»